L’Indonésie sera surement le premier pays à héberger une réserve de carbone financée par des fonds privés au monde.
Elle se situera sur l’Ile de Sumatra, dans la région de Riau. Cette réserve devait, à la base, accueillir une plantation d’arbres destinés à la création de pâte à papier. Les entreprises Carbon Conservation, ainsi que Asia Pulp&Paper sont à la base de ce projet. Aujourd’hui est d’ailleurs présenté le partenariat entre le privé et le public pour la construction de cette réserve. Les deux entreprises ont bien sur agit avec la collaboration du Ministère Indonésien des forêts.
« En matière de développement environnemental, l’innovation doit être étroitement liée au développement économique pour avoir un impact réel. Le plan actuel prévoit la protection de ces terres sur une durée d’au moins trente ans, mais il est tout aussi important que le projet contribue de manière hautement productive au développement des communautés locales et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre », précise Dorjee Sun, président de Carbon Conservation. Ce projet prévoit également le développement de la zone qui entoure le site. Beaucoup d’emplois seront crée.
« L’objectif de APP est de protéger ces vastes et belles forêts qui possèdent une grande valeur en termes de conservation et s’étendent sur des tourbières inestimables. Nous soumettons toutes les terres à des évaluations scientifiques rigoureuses qui nous permettent d’en déterminer l’usage le plus approprié. C’est sur cette même démarche que nous nous sommes appuyés afin de développer les partenariats pour la réserve de la biosphère de Giam Siak Kecil, le sanctuaire des tigres de Sumatra dans la province de Riau, la réserve naturelle de Taman Raja dans la province de Jambi, et le programme Senepis Kutai Oragnutan de Kalimantan. », a pour sa part déclaré la directrice responsable du développement durable chez APP, Aida Greenbury.
Ce projet de construire cette réserve de carbone à Kampar se déroulera en trois étapes. Il faut d’abord évaluer les terres et étudier les besoins des communautés de la région. Puis, il faudra trouver les investissements, une fois le coût de construction décidé. Enfin, la dernière étape concerne la création d’activités pour permettre de protéger la région. Elle durera jusqu’à la fin du projet. Tout cela devrait prendre au minimum trois ans avant de commencer.
Mots-clefs : aida greenbury, dorjee sun, ministere indonesien des forets





